de l’art de nous faire perdre notre temps

La mission de la semaine consistait à déposer un dossier pour le renouvellement de mon passeport. Je ne sais pas si on peut vraiment parler de renouvellement puisqu’il avait expiré en 2005.
Ma carte d’identité ayant expiré début 2007, j’en profite pour préciser qu’on peut très bien vivre sans l’un ou sans l’autre tant qu’on a un permis de conduire : c’est accepté à peut près partout, sauf aux Assedics et pour l’inscription sur les listes électorales si l’expiration date d’il y a plus d’un an. En gros, tant qu’on a pas besoin de vérifier votre nationalité, c’est bon.

Donc, le renouvellement. Je vérifie sur internet la liste des pièces à fournir pour le dossier, et je me met en route vers la préfecture de police avec ma pochette de document sous le bras, espérant que mes photos ne seraient pas refuser tant ils deviennent capricieux pour ce genre de choses.
Arrivé sur place, je découvre après une petite minute le petit manège qu’il faut opérer sur place : bien que cela ne soit clairement indiqué nul part, il faut commencer par prendre un ticket pour être appelé. Et dans tous les cas, il faut un ticket, même pour le moindre renseignement du genre « Est-ce que c’est bien ici pour faire tel papier ? ». Le fameux ticket est délivré par une machine, qui est dans un coin, pas trop visible. Et il y a encore un obstacle pour les non initiés : le bouton étant caché sous une feuille de papier.

Ticket en main, on attend un peu. Quelques secondes quand on a de la chance, plusieurs minutes pendant la pause café.
Mon numéro est appelé rapidement. Je me rends à l’accueil, on vérifie rapidement les justificatifs et on me donne un dossier à remplir en attendant d’être à nouveau appelé par un autre agent. Et là, l’attente est longue, très longue.
Finalement appelé à nouveau, je peux remettre mon dossier à l’agent. Découpage des photos, collage. Aucune remarque, j’imagine qu’elles sont acceptées. Puis elle vérifie les autres pièces : ancien passeport, extrait d’acte de naissance, et justificatif de domicile. Pour le justificatif, j’ai pris le premier document récent que j’avais sous la main : une quittance de loyer. Et là, c’est le drame. Elle a un petit doute, alors elle va demander confirmation à son supérieur. Et accrochez vous bien, ils refusent cette pièce parce que l’adresse de mon propriétaire n’est pas imprimé mais tamponé. Oui, vous avez bien lu. Juste pour ça. Je mets votre dossier en attente, ramenez moi un autre justificatif demain matin. Elle me précise de lui donner directement si je la vois sans passer par la case « une heure d’attente ».

Le lendemain, je fouille donc dans mes archives pour retrouver un échéancier EDF. Et j’y retourne. J’attends quelques minutes, puis arrive mon tour pour compléter mon dossier. Je lui tend le papier, qu’elle étudie rapidement, et coche la case « Justificatif de domicile » dans mon dossier. Je lui propose alors de lui donner une photocopie pour le dossier, ce qu’elle refuse en répondant : Non, ce n’est pas la peine, ma vérification suffit.
Et là, bien que ma première pensée fut « Mais connasse, ta vérification suffisait pas pour ma quittance hier ? », j’étais bien obligé de rester aimable pour que mon dossier ne passe pas en dessous de la pile.

Classé dans Life par Mr Peer le Samedi 15 mars 2008 à 13:19.
Commentaires (2)

2 commentaires »

  1. Ce billet m’amuse, car jeudi, j’ai décidé de faire refaire ma carte d’identité. En fait, je l’ai perdue, j’ai donc d’abord été à la mairie pour demander les pièces nécessaires (dans le 5è), j’avais juste pris ma quittance EDF et des photos. pas d’attente, il me faut aller au commissariat pour faire une déclaration de perte (8 min d’attente là bas – surchargé), je ressors avec le document, retour à la mairie pour un acte de naissance, pas d’attente, 5 minutes plus tard, me revoilà à l’antenne de police, avec le dossier rapidement complété, 3 personnes devant moi : 4 min d’attente (le temps qu’ils remplissent leurs dossier, on me fait passer). 3 minutes plus tard, je suis dehors. Et tout le monde était détendu et souriant. Parfois, j’ai vraiment l’impression de vivre au pays des bisounours ^^.

    Commentaire par Alexandre — Samedi 15 mars 2008 @ 20:29

  2. Bah!! chez nous c’est la même chose… Pour accélérer, il reste plus que le copinage…. Et pour les autres citoyens fermer la (bouche).
    Je hais les bureaucrates pantouflard et procédurier. Jef e Moutier Suisse

    Commentaire par Jef — Mercredi 24 juin 2009 @ 13:01

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